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  n° 83  -  mars 2015
Accueil > Le magazine nº 83 > Longueur d'avance - ISSN 1955-2742
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Penser la ville durable pour demain

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Le programme ORVD vise à faire un état des lieux de la recherche en matière de fabrique urbaine et à envisager les champs qui restent à questionner dans ce domaine.

À l’occasion de la journée scientifique de mars 2015, les acteurs du programme « Observation de la recherche sur le développement durable de la ville » ont mis en débat leurs premières conclusions.

01
REDONNER LEUR JUSTE PLACE AUX HABITANTS
En 2007, l’ADEME a mis en place le programme « Observation de la recherche sur la ville durable » (ORVD).
« Son objectif est ambitieux, explique Anne Grenier, architecte-urbaniste à l’ADEME.Il s’agit tout à la fois de faire un état des lieux de la recherche en cours en matière de fabrique urbaine, mais aussi d’envisager ce qui a pu être négligé, et qu’il est pourtant indispensable de questionner, comme la place des habitants dans la ville ou la question du temps. Nous sommes en effet encore trop enfermés dans le présent… »

02
DÉBATTRE DE CES QUESTIONS
Les travaux menés dans ce cadre ont été présentés auprès d’un public composé de scientifiques, d’institutionnels et de professionnels du secteur. « Au gré de tables rondes, nous sommes revenus sur nos quatre axes de questionnement et de discussion : Les valeurs de la ville, de la construction économique et politique à un modèle de société ; Les acteurs et rôle des territoires, des habitants dans la production de connaissance et la fabrication de la ville ; L’innovation de et pour la ville ; Réformer les pratiques, hybrider les métiers. »

03
RENDRE LA RECHERCHE PLUS PRAGMATIQUE
« Nous ne sommes toutefois qu’au début de cet exercice, reconnaît Anne Grenier. De nombreux champs restent à questionner pour réussir à penser la ville durable de demain. Par exemple, si différentes innovations techniques sont aujourd’hui parfaitement au point, il reste encore à définir les cadres juridiques, organisationnels, sociaux dans lesquels elles pourront être réellement appliquées. Par ailleurs, il me semble que nous devons quitter un mode de pensée encore trop en silo, au profit d’une approche plus transversale, mais aussi plus pragmatique, afin de faire coïncider les besoins et la production de connaissances. Autrement dit, il faut redonner une fonction sociale à la recherche sur la ville durable. » Les travaux présentés lors de cette journée seront publiés dans des actes de colloques. À suivre, donc. /