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  n° 83  -  mars 2015
Accueil > Le magazine nº 83 > Projets - ISSN 1955-2742

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Management
de l’énergie

Performance ISO 50001 en Midi-Pyrénées

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Où ?

En Midi-Pyrénées.

Qui ?

La Région, l’entreprise Bosch (Aveyron), sept stations de ski, le Syndicat mixte Trifyl (Tarn), plusieurs bureaux d’études, l’Afnor et l’ADEME.

Pourquoi ?

Mettre en place des systèmes de management de l’énergie certifiés ISO 50001.

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10 %
d’économies (et même jusqu’à 25 %) peuvent être réalisées sur la facture énergétique des entreprises grâce à ces systèmes de management.
Source : Afnor.

Déjà bien engagés dans des démarches d’amélioration de l’efficacité énergétique, différents secteurs d’activité de la région Midi-Pyrénées franchissent un cap supplémentaire en décrochant la norme ISO 50001, référence internationale en matière de management de l’énergie. « Sept stations de ski du massif pyrénéen, l’entreprise Bosch de Rodez et Trifyl* ont en effet obtenu ce label délivré par l’Afnor. Ce label atteste de la mise en place d’un véritable système de management de l’énergie au sein de l’entreprise, explique Jérôme Llobet, chargé de mission à l’ADEME Midi-Pyrénées. La variété des acteurs labellisés (l’un relève du secteur touristique, l’autre de l’industrie automobile et le troisième est un établissement public) prouve que la gestion de l’énergie est l’affaire de tous. » Pour obtenir ce label, tous ont passé au crible l’ensemble de leur site, repéré les points d’amélioration possibles et établi un plan d’actions sur mesure. « Pour cela, ils se sont appuyés sur les outils méthodologiques mis en place par l’ADEME. Des bureaux d’étude, financés à hauteur de 50 % par l’Agence, les ont aidés à mettre en œuvre cette initiative. Ils ont par ailleurs désigné en interne un référent Énergie, qui veillera à structurer cette action dans la durée. » C’est d’ailleurs tout l’enjeu de la certification ISO 50001 : aider les entreprises à s’engager dans une démarche d’efficacité énergétique aussi raisonnée que pérenne. /

* Syndicat mixte départemental pour la valorisation des déchets ménagers et assimilés (www.trifyl.com)


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Bâtiment
à énergie positive

L’école où 2 + 2 font 5

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Où ?

À Amancey, dans le Doubs.

Qui ?

La commune, la Région Franche-Comté et l'ADEME.

Pourquoi ?

Construire un bâtiment scolaire et périscolaire qui produit plus d’énergie qu’il n’en consomme.

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- 23,5 kWhep/m2/an
c’est l’énergie que consommera le bâtiment.

On peut être une petite commune et mener de grands projets. Avec moins de 700 habitants, la ville d’Amancey a souhaité créer un bâtiment scolaire et périscolaire à énergie positive (Bepos). « En clair, cela signifie que ce bâtiment de 1 450 m2 produira plus d’énergie qu’il n’en consommera, explique Jean-Yves Richard, ingénieur Bâtiment à l’ADEME Franche-Comté. Et cela est d’autant plus notable que ce Bepos utilisera exclusivement des matériaux courants et largement biosourcés, comme le bois, les bottes de paille, la laine de roche, la laine de bois, le verre cellulaire ou des menuiseries en bois aluminium. Des panneaux photovoltaïques produiront une partie de l’électricité consommée. » Le succès d’un tel bâtiment repose sur la qualité de sa conception. « Les architectes ont notamment soigné l’orientation pour que le bâtiment bénéficie du plus large apport de soleil possible ; ils ont également réservé un espace à l’isolation et opté pour un triple vitrage », détaille Jean-Yves Richard. Remarquable, ce projet est lauréat de l’appel à projet Effilogis 2014 que mènent l’ADEME et la Région. Il bénéficie d’un accompagnement technique et d’une subvention de 200 000 euros, qui aidera à financer les travaux, d’un coût total de 2 180 000 euros. /


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Rénovation

Une verrière bioclimatique prometteuse

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Où ?

À Beaumesnil, dans l’Eure. 

Qui ?

L’association 1001 Légumes, l’atelier d’architecture Pascal Sejourné et l’ADEME.

Pourquoi ?

Renforcer les performances techniques d’un bâtiment ancien à l’aide d’une verrière bioclimatique.

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-10 à -15 %
de besoin de chauffage d’appoint grâce à cette solution.

Comment améliorer la performance énergétique d’un bâtiment ancien tout en préservant son architecture traditionnelle ? C’est à cette double question que s’est confronté l’atelier d’architecture chargé de rénover le nouveau Pôle environnemental de l’association 1001 Légumes. « Pour y parvenir, il a opté pour une verrière bioclimatique qui couvre l’ensemble d’une des façades principales et constitue un capteur solaire efficace, qui ne cache pas l’architecture du bâtiment », explique Maïté Dufour, ingénieur Énergie Bâtiment à l’ADEME Haute-Normandie. L’air chauffé entre la paroi vitrée et le mur est mis en circulation à travers le bâtiment et alimente une masse thermique située à 80 cm sous le sol.« D’autres solutions aussi respectueuses de l’environnement complètent cette installation. L’isolation des murs et de la toiture est ainsi assurée par de la fibre de bois et de la ouate de cellulose ; un poêle à bois hydraulique utilisant des granulés est la principale source de chaleur et 10 mde panneaux solaires thermiques fournissement l’appoint en eau chaude sanitaire. » Cette initiative a été accompagnée par l’ADEME dans le cadre de l’appel à projets PREBAT*. En plus d’un soutien technique, elle a bénéficié d’une aide financière pour mener différentes études et instrumenter le bâtiment. L’Agence compte en effet s’assurer au cours des deux prochaines années que la verrière bioclimatique tient bien toutes ses promesses. /

* Plateforme de recherche et d’expérimentation sur l’énergie dans le bâtiment