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  n° 82  -  février 2015
Accueil > Le magazine nº 82 > Projets - ISSN 1955-2742

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Rénovation

La Maison du bâtiment montre l’exemple 

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Où ?

À Tours, en Indre-et-Loire.

Qui ?

La Fédération française du bâtiment d’Indre-et-Loire, la Région Centre et l’ADEME. 

Pourquoi ?

Optimiser sensiblement les performances thermiques de bureaux construits dans les années 1970. 

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Diviser par 4
les consommations de chauffage du bâtiment.

La Fédération française du bâtiment d’Indre-et-Loire (FFB37) a choisi de rénover les 4 000 m2 qui accueillent ses bureaux ainsi que ceux de trois autres entreprises à Tours afin d’améliorer sensiblement leur bilan énergétique. « Pour cela, elle a retenu plusieurs solutions techniques connues et efficaces comme l’isolation par l’extérieur en plus du doublage intérieur existant, le renforcement de l’isolation de la toiture ou le remplacement des ouvertures en simple vitrage par du double vitrage, précise Thierry Barras, ingénieur en charge des questions Bâtiment et Énergie à l’ADEME Centre. La FFB37 a également recours à deux techniques plus innovantes : une pompe à chaleur sur forage – qui valorisera les calories d’une nappe phréatique située à proximité du bâtiment – et des panneaux photovoltaïques installés sur la toiture terrasse pour produire une électricité destinée à la revente. » Lauréat 2011 de l’appel à projets « Efficacité énergétique dans les bâtiments » lancé par l’ADEME et la Région Centre, ce projet a reçu une enveloppe de 100 000 euros. La pompe à chaleur bénéficie également d’un financement (de l’ordre de 44 000 euros) accordé dans le cadre du Fonds Chaleur. Enfin, l’Agence a pris en charge l’étude réalisée par un bureau indépendant en vue de vérifier la pertinence des solutions choisies ou d’en proposer de meilleures. / 

www.centre.ademe.fr (.pdf - 168 Ko)


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Tourisme

Des hôtels alsaciens certifiés

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Où ?

En Alsace.

Qui ?

L’AFNOR, la Région Alsace et l’ADEME. 

Pourquoi ?

Aider les hôtels, la plupart indépendants, d’Alsace à obtenir l’Écolabel Européen. 

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285
services d’hébergement touristique détiennent l’Écolabel Européen (novembre 2014).

Après plusieurs établissements appartenant à des chaînes internationales, trois hôtels d’Alsace (Les Bagenelles, Au Cygne et La Vallée Noble) viennent de décrocher l’Écolabel Européen. « Ce label est un moyen de valoriser et bien sûr de certifier la démarche d’éco-conception menée par ces hôteliers, explique Florence Huc, chargée de mission Entreprises à l’ADEME Alsace. Il atteste que les nombreux paramètres visant à réduire les consommations d’énergie ou d’eau, la production de déchets ou encore à favoriser le recours à des sources d’énergies renouvelables sont tous respectés. Ce label garantit l’éco-conception non d’un produit, mais d’un service. » 
Onze hôtels de la région, la plupart indépendants, se sont lancés dans son obtention. Tous ont reçu le soutien technique et financier de l’ADEME et de ses partenaires, l’AFNOR et la Région Alsace, pour comprendre les enjeux de cette démarche, mais aussi pour bénéficier de l’expertise d’un bureau d’étude. « Celui-ci a recensé les mesures à mettre en place dans chaque établissement pour l’aider à devenir pleinement écoresponsable. » Ces travaux ont été fructueux puisque trois établissements ont déjà obtenu le label tandis que les autres sont en bonne voie dans cette démarche. Des résultats positifs qui donnent envie à l’ADEME d’impliquer rapidement plus d’établissements alsaciens à ce projet. / 


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Déchets

La méthanisation prend un nouveau Cap

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Où ?

En Bretagne.

Qui ?

Naskeo Environnement, Cap Vert Énergie, une quinzaine d’agriculteurs de la région, la société Eilan et l’ADEME. 

Pourquoi ?

Produire du gaz, de l’électricité et de la chaleur en valorisant des déchets tout en assurant le retour au sol de la matière organique.

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33 000 tonnes
de déchets seront valorisées chaque année par l’unité de méthanisation.

Terre d’élevage s’il en est, la Bretagne importe de grandes quantités de nourritures animales ; l’azote qu’elles contiennent retourne ensuite dans le sol par le biais des effluents. « Nous nous trouvons dans une situation d’excédents d’azote que le projet de méthanisation Biogaz de Bannalec contribuera à tempérer », explique Sébastien Huet, ingénieur Biomasse Agriculture à l’ADEME Bretagne. Initié par Naskeo Environnement, ce projet rassemble une communauté d’acteurs complémentaires qui fourniront les déjections animales nécessaires à la formation du biogaz puis utiliseront le gaz, la chaleur et le digestat issu de la méthanisation. Le financement de ce projet est tout aussi exemplaire : outre Naskeo Environnement, Eilan (une société d’investissements du Conseil régional) et Cap Vert Énergie, producteur indépendant d’énergie renouvelable, sont impliqués dans ce projet.
D’un coût total estimé à 10 millions d’euros, cette unité a été retenue par l’ADEME dans le cadre de son appel à projets sur la méthanisation. Elle reçoit de l’Agence une aide de 1,5 million d’euros et vient compléter une offre déjà bien fournie en Bretagne. « La Région compte en effet une quarantaine d’unités de valorisation de biogaz en fonctionnement et autant en construction », rappelle Sébastien Huet. / 

www.ademe.fr/bretagne (.pdf - 2Mo)