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  n° 82  -  février 2015
Accueil > Le magazine nº 82 > Ça vous concerne - ISSN 1955-2742
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L’opinion des Français et l’effet de serre

LE CONTEXTE /

Chaque année depuis 2000, l’ADEME publie les résultats de son enquête nationale sur les représentations sociales de l’effet de serre.

LES ENJEUX /

Cette enquête dresse un état des lieux de la connaissance qu’ont les Français du phénomène d’effet de serre, de ses causes ainsi que des mesures destinées à le réduire. Elle permet d’appréhender les points de blocage.

L’ESSENTIEL /

L’enquête de 2014 révèle que le réchauffement climatique est redevenu la première préoccupation des Français en matière environnementale.

Solange Martin /
Sociologue au service Économie et Prospective de l’ADEME

Quel est le principal enseignement de l’enquête de 2014 ? 
Solange Martin : Compte tenu de la conjoncture économique, l’environnement n’est pas considéré comme une des questions les plus importantes pour la France aujourd’hui. L’emploi reste le premier enjeu du pays pour 35 % des personnes interrogées, suivi par les déficits publics et les impôts. On ne constate pas, pour autant, de désintérêt pour les questions environnementales. En particulier, le réchauffement climatique est redevenu le problème le plus préoccupant pour les Français (24 %), avant la pollution de l’air (20 %) et de l’eau (16 %). Par ailleurs, 41 % des Français trouvent qu’on ne parle pas assez du réchauffement climatique contre 15 % pour qui on en parle trop. 

La compréhension du réchauffement climatique a-t-elle évolué ? 
S. M. : On observe une sensibilisation croissante du public depuis quatorze ans ainsi que la fin de la période de scepticisme ouverte en 2010. Désormais, 72 % des personnes interrogées reconnaissent que les activités humaines sont la cause principale du réchauffement de la planète. Ils étaient 65 % en 2010. En croisant plusieurs réponses sur l’origine anthropique, les conséquences climatiques, le degré de certitude et la fiabilité des scientifiques, seuls 12 % des Français demeurent « climato-sceptiques ». Il faut également noter que les Français fonctionnent encore beaucoup par amalgames sur le changement climatique. Ainsi, les activités industrielles, les transports, la destruction des forêts sont considérés comme les trois causes principales depuis plus de dix ans, mais les bombes aérosol arrivent toujours en quatrième position. En revanche, l’enquête 2014 confirme aussi la progression de deux autres causes majeures dans l’opinion : « le chauffage des bâtiments » (75 % en 2014 contre 39 % en 2000) et « l’agriculture et l’élevage » (66 % contre 33 %). 


« La préoccupation
environnementale
relève d’une prise
de conscience
individuelle et
collective :
elle est aujourd’hui
l’affaire de tous
les Français. »

Comment intervenez-vous ? 
S. M. : Nous disposons de trois instruments complémentaires : le programme des thèses, le soutien à des projets de recherche au travers du budget RDI et le programme des Investissements d’Avenir. La réalisation de feuilles de route stratégiques sur les différentes thématiques contribue à l’orientation des AMI Investissements d’Avenir, des appels à projets de recherche (APR) et du programme Thèses. Les APR de l’ADEME visent prioritairement des projets collaboratifs, impliquant au moins un acteur socio-économique, pour faciliter la diffusion sur le marché. Le programme Thèses a, lui, pour objectif de financer une recherche plus prospective pour explorer de nouvelles thématiques ou approfondir certains sujets. 

Comment l’enquête évalue-t-elle le niveau d’adhésion aux mesures d’atténuation ou d’adaptation ? 
S. M. : Tout d’abord, 84 % des répondants pensent que leur territoire devra s’adapter aux nouvelles conditions climatiques. Toutefois les Français restent mobilisés pour la lutte contre le réchauffement climatique et 57 % (+3 %) estiment qu’elle doit passer par une modification des modes de vie. C’est dire que cette préoccupation environnementale relève d’une prise de conscience individuelle et collective et qu’elle est aujourd’hui l’affaire de tous. On observe d’ailleurs des taux toujours élevés de personnes favorables à des mesures contraignantes de lutte contre le changement climatique, telles que la taxation des véhicules les plus émetteurs ou l’obligation de rénovation des logements. Si on regarde plus précisément ceux qui ont été touchés par des événements climatiques extrêmes en 2013, on note qu’ils sont moins sceptiques sur la réalité du réchauffement climatique et qu’ils sont plus favorables à un certain nombre de mesures pour en atténuer l’ampleur. /  


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Faire sa thèse avec l’ADEME, c’est possible ! 

L’appel à candidatures 2015 du Programme Thèses de l’Agence est lancé ! Depuis 1992, ce sont plus de 1 500 étudiants qui en ont bénéficié, pour ensuite s’insérer professionnellement, en tant que chercheur dans les établissements publics, dans les entreprises, dans les métiers de service, ou pour créer leur propre entreprise. Les projets de thèse doivent associer un candidat, un laboratoire d’accueil et un partenaire cofinanceur public ou privé. Ils doivent également être en lien avec les cinq programmes principaux de l’ADEME : Villes et territoires durables ; Production durable et énergies renouvelables ; Agriculture, forêt, sols et biomasse ; Qualité de l’air, impacts sur la santé et l’environnement ; Énergie, environnement et société. Chaque année, une soixantaine de projets sont ainsi retenus sur 200 à 220 candidatures en moyenne. 

Date limite de dépôt des candidatures : 31 mars 2015 à 16h. 


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Triman, le nouveau logo du recyclage

Ce pictogramme fait progressivement son apparition sur les produits et les emballages. Cette signalétique est entrée en vigueur au 1er janvier 2015, conformément au décret du 23 décembre 2014. Le Triman informe le consommateur que le produit ou l’emballage ne doit pas être jeté dans la poubelle des ordures ménagères mais doit être trié ou rapporté dans un point de collecte pour être recyclé. Pour accompagner les industriels concernés et leurs partenaires ou prestataires à déployer cette signalétique, l’ADEME édite un guide détaillé sur l’utilisation du nouveau logo Triman. / 

Pour télécharger le guide, rendez-vous sur www.ademe.fr


 

600 millions d'euros
C'est le budget du Programme des Investissements d'Avenir consacré aux Véhicules du futur.
Source : ADEME

 
 

7,5 millions
d’habitants de métropole et d’Outre-mer vont être engagés dans des démarches éco-responsables via les territoires retenus dans le cadre de l’appel à projets Zéro déchet, zéro gaspillage.
Source : ADEME