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  n° 81  -  janvier 2015
Accueil > Le magazine nº 81 > Dossier > Terrain - ISSN 1955-2742
 

Outre-mer,

le grand potentiel

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Des SMS pour économiser l’énergie en Nouvelle-Calédonie

Afin de mieux gérer les pics de consommation énergétique durant la saison chaude, la Nouvelle-Calédonie a mis en place un système d’alerte par SMS aux habitants inscrits, afin de les inciter à réduire leur consommation immédiate.

En Nouvelle-Calédonie, 80 % de l’électricité produite est d’origine thermique. Le territoire ne disposant pas de ressources fossiles, il est fortement dépendant des importations. Le prix de l’électricité et donc l’économie de l’archipel sont ainsi particulièrement vulnérables à la volatilité des coûts du pétrole et du charbon.
D’où la nécessité d’utiliser l’énergie de manière rationnelle, avec sobriété. C’est l’objectif de l’opération Energ’éco, lancée fin 2012 par Synergie (syndicat des producteurs d’énergies renouvelables) avec le soutien financier du Comité territorial pour la maîtrise de l’énergie (CTME), composé de l’ADEME et de la Direction de l’industrie, des mines et de l’énergie (DIMENC). Concrètement, Energ’éco vise à atténuer les pics de consommation en faisant appel à la participation volontaire des Calédoniens.
Au final, l’enjeu est d’équilibrer la production d’électricité en évitant le démarrage de moyens de production coûteux. L’opération est basée sur l’envoi d’alertes SMS lors des pics, incitant les participants à réduire leurs consommations. En 2014, plus de 2 000 habitants s’étaient inscrits sur le site maitrise-energie.nc/energeco. L’ambition pour 2015 est d’aller plus loin dans la démarche, en promouvant un message simple : la bonne gestion de l’énergie est avant tout une attitude de tous les instants, et pas seulement en cas d’alerte SMS ! /


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L’hôpital polynésien rationnalise ses consommations énergétiques

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Après un diagnostic énergétique, le Centre hospitalier de la Polynésie française a entrepris différentes actions dans le but de réaliser des économies d’énergie.

Inauguré en 2009, le Centre hospitalier de la Polynésie française (CHPF), situé sur l’île de Tahiti, possède de multiples spécificités énergétiques : réseau de distribution électrique structuré par une boucle haute tension, climatisation assurée par cinq groupes « froids », production  calorifique issue de trois chaudières d’une puissance unitaire de 500 kW… Des caractéristiques impressionnantes avec, à la clé, une consommation de 26 113 MWh en 2013 (soit 5 % de la demande totale d’électricité de l’île), dont 44 % exclusivement dédiés à la production de froid. Le tout pour une facture d’environ 7,8 millions d’euros. Pour accompagner le CHPF dans une meilleure gestion de ses consommations, l’ADEME, dans le cadre du partenariat avec la Polynésie française, a soutenu techniquement et financièrement la réalisation d’un diagnostic énergétique sur les 38 400 m2 de l’établissement.
À la suite de cette initiative, l’hôpital a mis en place de multiples actions permettant de réduire de 10 % ses besoins électriques et de 21 % la consommation de fioul. Le programme doit se poursuivre, avec la mise en place d’une installation de chauffe-eau solaire collectif et d’un dispositif de climatisation par eau de mer (Sea Water Air Conditioning ou SWAC) devant couvrir l’intégralité des besoins de froid du CHPF. Le SWAC est un système innovant qui permet de refroidir l’air grâce à de l’eau de mer pompée à 900 mètres de profondeur.
Ces deux actions bénéficient de subventions au titre du Fonds Chaleur. /


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La consommation d’électricité maîtrisée en Guyane

Le projet d’électrification de hameaux isolés dans le Haut Maroni en Guyane a été associé à un plan d’action de maîtrise de l’énergie. Une opération exemplaire et reproductible.

La communauté de communes de l’ouest guyanais (CCOG) a lancé un projet d’électrification de cinq écarts amérindiens (hameaux isolés non reliés au réseau), grâce à des centrales hybrides solaire-Diesel qui devraient être installées pour fin 2015. Pour préparer le plus en amont l’arrivée de cette électricité domestique, la CCOG et EDF ont lancé, avec l’ADEME et ses partenaires début 2014, un plan d’action de maîtrise de l’énergie sur le Haut Maroni. Il s’agit de favoriser des modes de consommation électrique sobres, respectueux de l’environnement et des habitudes socioculturelles des populations. De nombreuses actions ont déjà été mises en place en 2014 : création d’un poste de médiateur interculturel « énergie » formé aux techniques de sensibilisation à la maîtrise de l’électricité, publication d’un dépliant thématique édité à 5 000 exemplaires en langue wayana, formation sur la mise aux normes des installations auprès d’une ou deux personnes par hameau… Enfin, ce projet doit aussi contribuer au développement local avec la structuration de filières professionnelles de MDE et d’énergies renouvelables. /