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  n° 81  -  janvier 2015
Accueil > Le magazine nº 81 > Projets - ISSN 1955-2742

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Réseau de chaleur

Nouveau cap pour les Bassins à flot

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Où ?

Sur une ancienne friche industrielle du nord de Bordeaux.

Qui ?

La Ville de Bordeaux, la Communauté urbaine de Bordeaux, l’ASL Bassin à flot, Mixener et l’ADEME.

Pourquoi ?

Utiliser des solutions propres et durables pour alimenter un réseau de chaleur de 10 km.

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70 %
des besoins en eau chaude sanitaire et chauffage des nouveaux bâtiments seront couverts par ces solutions.

Situé à Bordeaux, le quartier des Bassins à flot est une ancienne friche industrielle. « Son projet de réaménagement est d’autant plus intéressant qu’il prévoit de développer un écoquartier à part entière, largement alimenté à l’aide d’énergies renouvelables ou fatales », précise Éric Aufaure, ingénieur Bâtiment à l’ADEME. L’aménageur entend en effet utiliser un vaste réseau de chaleur (long de 10 km) structuré en deux parties : l’une, alimentée par des énergies fatales issues d’une usine de traitement des eaux, l’autre par une chaufferie bois. « La partie liée à l’usine de traitement sera par ailleurs équipée d’une plateforme d’échangeurs associée à une boucle d’eau  tempérée, reliée à 55 pompes à chaleur (elles-mêmes rattachées à 55 bâtiments), afin de rehausser la chaleur issue de l’eau et couvrir une large partie des besoins en chauffage et en eau chaude sanitaire des logements », poursuit Alain Mestdagh, ingénieur Énergie renouvelables à l’ADEME.
Au total, 750 000 m2 de surface (logements, équipements…) seront desservis par ce réseau. « Sa mise au point a demandé du temps et l’ADEME a travaillé aux côtés des partenaires pour définir les meilleures solutions techniques, affiner le dimensionnement du réseau et ainsi optimiser son fonctionnement », ajoute Éric Aufaure. Ce projet a également bénéficié d’un soutien financier global de plus de 2,5 millions d’euros, accordés par l’Agence dans le cadre du Fonds Chaleur. /


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Bâtiment

Logements sociaux basse consommation

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Où ?

À Royan, en Charente-Maritime.

Qui ?

Le bailleur social Habitat 17, Eden Promotion, la communauté d’agglomération de Royan, le CG de Charente-Maritime et l’ADEME.

Pourquoi ?

Construire les premiers logements sociaux à énergie positive de la région.

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120 €
par an, c’est le montant – très modeste – de la facture énergétique pour l’habitant.

Lauréat du Programme de recherche et d’expérimentation sur l’énergie dans le bâtiment (PREBAT), le projet mené par Eden Promotion affiche des objectifs ambitieux : construire les 15 premiers logements sociaux collectifs à énergie positive de la région Poitou-Charentes. « La performance énergétique de ce bâtiment sera de 30 kWhep/m2/an sur les cinq usages réglementaires. Une installation photovoltaïque de 36 kWc permettra au bâtiment d’être à énergie positive, note Guillaume Dufil, ingénieur à l’ADEME Poitou-Charentes. Les choix structurels, l’isolation par l’extérieur et par l’intérieur ont permis de limiter les ponts thermiques, le triple vitrage a été implanté sur la façade nord et le confort d’été a été traité. » Quatorze panneaux solaires thermiques assureront la production de chauffage et de l’eau chaude sanitaire des appartements ; l’appoint sera garanti par une chaudière à granulés de bois. « Très efficace, ce projet ne fait appel à aucune innovation particulière et est donc facilement reproductible », souligne Guillaume Dufil. L’ADEME a effectué un accompagnement technique en vue d’étudier plus précisément l’éclairage naturel, d’optimiser l’acoustique des bâtiments et de prendre en considération l’énergie grise du bâtiment. Elle a par ailleurs soutenu le projet à hauteur de 237 000 euros (sur les 2,2 millions du coût total). Cette aide permettra de limiter les surcoûts induits par certains choix techniques. /


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Valorisation

Des serres chauffées par cogénération

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Où ?

À Bessières, en Midi-Pyrénées.

Qui ?

Le centre de traitement/valorisation Econotre (filiale de SITA), l’entreprise maraîchère SAS FIBAQ et l’ADEME.

Pourquoi ?

Récupérer la chaleur fatale issue d’un centre d’incinération pour chauffer 10, voire 15 hectares de serres.

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3 650 t
équivalent pétrole et 7 800 t éq. CO2 seront évitées par cette valorisation.

Situé à 30 kilomètres de Toulouse, le centre de traitement et de valorisation Econotre a trouvé un partenaire qui exploitera la chaleur fatale issue de ses installations. « Le défi à relever était triple, rappelle Gérard Bardou, ingénieur à l’ADEME Midi-Pyrénées. Il s’agissait de trouver une entreprise ayant besoin d’un volume de chaleur important, en mesure de s’implanter au cœur d’une zone rurale et, enfin, capable d’apporter un gros investissement initial nécessaire à ce projet. » L’entreprise maraîchère SAS FIBAQ répondait à ces trois exigences. Construites sur 10 puis 15 hectares, ses serres seront chauffées grâce à la chaleur, jusqu’alors perdue, produite par l’incinérateur de déchets ménagers implanté à quelque 300 mètres de là. « Econotre assurera le raccordement entre le centre de traitement et les serres et fournira jusqu’à 34 000 MWh par an. À terme, les serres produiront 4 000 tonnes de légumes, en priorité destinées au marché régional, et recruteront 80 employés pour assurer leur bon fonctionnement. » D’un coût total de 2,4 millions d’euros, ce projet de chauffage répond en tous points aux exigences du Fonds Chaleur. Il reçoit donc de l’ADEME une aide de 800 000 euros. /