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  n° 80  -  novembre 2014
Accueil > Le magazine nº 80 > Indicateurs - ISSN 1955-2742
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300 fois

En France, les capacités de stockage de gaz sont 300 fois plus importantes que celles du réseau électrique : 137 TWh, contre 0,4. 

C’est tout l’intérêt du Power-to-gas, ensemble des procédés consistant à convertir l’électricité en gaz pour valoriser l’excédent. Le procédé de base est l’électrolyse, qui convertit l’énergie électrique en énergie chimique sous forme de gaz hydrogène. La méthanation – formation de méthane de synthèse (CH4) par combinaison avec du carbone – est une étape supplémentaire : elle permet une valorisation du gaz à destination des réseaux de chaleur ou des industries chimiques. Les bénéfices du Power-to-gas sont multiples : il permet de soutenir les réseaux électriques, notamment dans le cas des énergies renouvelables intermittentes, aide à décarboner les réseaux gaziers par l’injection de gaz d’origine renouvelable (H2, méthane de synthèse, captation et valorisation du CO2 via la méthanation) et va dans le sens d’une réduction de la dépendance énergétique. /

Source : Étude portant sur l’hydrogène et la méthanation comme procédé de valorisation de l’électricité excédentaire, ADEME, GRTgaz et GrDF


Bruit

1 habitant sur 100

est exposé la nuit à un niveau sonore moyen supérieur à 62 décibels. Cette estimation provient des cartes de bruit réalisées par les services gestionnaires des grandes infrastructures routières. Une majorité de Français se disent gênés par le bruit chez eux et les transports sont considérés comme la principale source de bruit. De jour, hors Paris, ce sont 1,3 million de personnes qui sont quotidiennement exposées à plus de 68 décibels. Un grand magasin ou un aspirateur se situent entre 60 et 70 décibels. La carte de France révèle des disparités : la gêne sonore est quasi nulle dans le Lot mais affecte un habitant sur huit en Seine-Saint-Denis. Les régions les plus touchées sont la région parisienne, l’Est, la façade méditerranéenne, le couloir rhodanien et l’axe Nord-Sud-Ouest. En dessous de 80 décibels, une exposition prolongée au bruit peut provoquer fatigue, stress, anxiété, troubles de l’attention, troubles du sommeil, troubles cardiovasculaires et hypertension. Elle peut également perturber la communication, gêner la concentration, détourner l’attention… et conduire à des accidents du travail. /

Source: Commissariat général au développement durable (2010) et Institut national de recherche et de sécurité (INRS)


Scénarios énergétiques

55 %
C’est la la part des énergies renouvelables (EnR)

dans le mix énergétique français à l’horizon 2050, selon plusieurs scénarios de l’ADEME développés dans le cadre du Débat national sur la transition énergétique (DNTE). En parallèle, nos émissions de gaz à effet de serre (GES) seraient réduites de 75 %. Pour atteindre ce « Facteur4 », les scénarios se fondent sur une réduction de la consommation énergétique totale qui passerait de 151 Mtep (tonnes équivalent pétrole) en 2010 à 82 Mtep en 2050. Alors que, à l’horizon 2030, c’est le secteur du bâtiment qui tire la réduction de la consommation (123 Mtep), en 2050, bâtiment et transports participent à hauteur égale. La baisse des émissions de GES s’explique par la progression des EnR électriques (éolien et photovoltaïque) ainsi que du biogaz (transports et réseau), qui contribuent à réduire le contenu en carbone de l’énergie produite et consommée. Les quantités de biogaz disponibles et le développement du véhicule électrique permettent d’envisager l’indépendance énergétique pour les transports. /

Source : Visions énergie climat 2030/2050 de l’ADEME,
quel mode de vie pour demain ?



Transports

8,2 mois

C’est l’estimation de la réduction de l’espérance de vie due à l’exposition aux particules fines PM2,5, qui serait responsable de 42 000 morts prématurées chaque année. Selon l’OMS, la pollution par les particules PM10 est à l’origine de 6 % des décès prématurés en France en moyenne, dont la moitié est attribuée aux émissions du trafic routier. Le dioxyde d’azote (NO2) et l’ozone (O3) s’avèrent également toxiques pour l’homme et ont des effets néfastes sur les écosystèmes. Les coûts de santé de la pollution (décès prématurés, bronchites chroniques…) représentent chaque année entre 20 et 30 milliards d’euros en France. Les dernières données scientifiques renforcent encore le lien entre la pollution de l’air extérieur et les pathologies respiratoires et cardiovasculaires, et mettent en évidence des effets sur la reproduction, le développement fœtal ou neurologique. /

Source : Impact des transports sur l’environnement, ADEME

 

ÉMISSIONS DE POLLUANTS ATMOSPHÉRIQUES PAR UN VÉHICULE THERMIQUE



Industrie

- 11,1 % 

C’est la diminution de l’intensité énergétique dans le secteur industriel français entre 2001 et 2012. L’intensité énergétique est le rapport entre la consommation énergétique finale et la production industrielle. L’efficacité énergétique est le rapport inverse. Plus l’intensité énergétique diminue, plus l’efficacité énergétique augmente. Pour une production constante, une amélioration de l’efficacité énergétique correspond à une réduction de la consommation énergétique pour un même service rendu. Dans l’industrie française, cette évolution résulte d’une baisse de la consommation énergétique (- 21,1 %) plus forte que celle de la production industrielle (- 11,2 %). La baisse de l’intensité énergétique s’explique pour 87 % par l’amélioration des processus technologiques et pour 13 % par un changement structurel du secteur industriel. La sidérurgie et la chimie contribuent pour moitié au repli de l’intensité énergétique industrielle. /

Source : Chiffres et statistiques juillet 2014, MEDDE