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  n° 80  -  novembre 2014
Accueil > Le magazine nº 80 > Projets - ISSN 1955-2742

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Friches urbaines

Dépolluer sur site pour réutiliser

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Où ?

Sur la ZAC Pont Rouge de Cenon, près de Bordeaux.

Qui ?

Aquitanis, la Ville de Cenon et l’ADEME.

Pourquoi ?

Dépolluer 5000 m3 de terre sur place, à l’aide de solutions douces (biodégradation).

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80 %
C’est la réduction, en moins d’un an, de la concentration moyenne des polluants (hydrocarbures).

Le projet d’Aquitanis est ambitieux : l’Office public de l’habitat (OPH) de la communauté urbaine de Bordeaux entend faire construire 600 à 700 logements ainsi que des activités tertiaires et commerciales sur une ancienne friche à Cenon (10 hectares). Mais cette ancienne rive industrielle présente des concentrations de polluants (hydrocarbures, métaux, huiles) localement supérieures aux normes autorisées. « Pour y remédier, Aquitanis a fait un vrai choix environnemental, constate Raphaël Chanellière, chargé de mission Approches territoriales Énergie-Climat à l’ADEME Aquitaine. L’OPH a décidé de dépolluer sur site les terres qui pouvaient l’être, soit 5 000 des 7 000 m3 à traiter, puis d’en réutiliser une partie sur place, sous voirie, économisant ainsi de la matière première. » Cela nécessite toutefois d’accorder 12 à 18 mois à la dépollution. Résolument douce – dépollution par biodégradation d’hydrocarbures et d’huiles sur site, via des biotertres –, cette solution s’avère économique pour le maître d’ouvrage. « Le coût du traitement sur site d’un mètre cube reste inférieur à 100 euros, contre 200 euros en centre de stockage. » D’un montant total de 420 000 euros, ce projet est financé à hauteur de 50 % par l’ADEME, dans le cadre de l’appel à projets national pour accompagner la dépollution de friches urbaines. /


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Énergie fatale

Une papeterie à toute vapeur

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Où ?

À Illzach et Sausheim, en Alsace.

Qui ?

Les Papeteries du Rhin, l’usine d’incinération de Sausheim, ENERSICO (groupement COFELY/SITA) et l’ADEME.

Pourquoi ?

Faire de l’énergie perdue par une usine d’incinération la première ressource énergétique d’une papeterie.

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80 à 90 %
des besoins énergétiques de la papeterie seront couverts.

C’est ce qui s’appelle un partenariat gagnant-gagnant : l’usine d’incinération des résidus urbains située sur la commune de Sausheim souhaitait mieux valoriser son énergie fatale, en substitution à la seule production électrique. Dans le même temps, les Papeteries du Rhin voulaient limiter leur empreinte carbone et maîtriser le prix de l’énergie en recourant à une énergie verte. Dès 2015, un réseau de chaleur de 1 200 mètres réunira ces deux acteurs, pour faire se rencontrer cette offre et cette demande énergétiques. « Ce partenariat est d’autant plus pertinent que les papeteries consomment beaucoup d’énergie et de manière constante, rappelle Jonathan Muller, ingénieur Énergies renouvelables à l’ADEME Alsace. L’énergie qui transite dans le réseau est de l’ordre de 44 MWh par mètre de réseau et par an, contre près de 10 fois moins pour un réseau de chaleur traditionnel. La vapeur fournie par l’usine d’incinération couvrira 80 à 90 % de ces besoins énergétiques, tout en réduisant la production de CO2 des Papeteries de 10 500 tonnes par an. » Ce projet, d’un coût total de 3,3 millions d’euros, a reçu une aide de 1,2 million d’euros de l’Agence, accordée dans le cadre du Fonds Chaleur. « Désormais, les quatre usines d’incinération d’Alsace ont développé leurs réseaux de chaleur et transforment ainsi leur énergie fatale en ressource énergétique », conclut Jonathan Muller. /


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Efficacité énergétique

Du froid pour l’agroalimentaire

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Où ?

À Saint-Laurent d’Agny, dans le Rhône. 

Qui ?

La coopérative Sicoly, le Conseil général, la Région, l’Europe (fonds FEADER) et l’ADEME.

Pourquoi ?

Utiliser une solution frigorifique performante et très respectueuse de l’environnement.

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Proche de 0
C’est le volume de gaz a effet de serre produit par cette solution.

La coopérative Sicoly regroupe une centaine de producteurs et assure le maintien en froid de près de 14 000 tonnes de fruits frais ou transformés par an. « Nos installations frigorifiques devenaient obsolètes, explique Éric Bronchain, responsable maintenance et services généraux au sein de Sicoly. Nous souhaitions aussi anticiper les évolutions réglementaires et celle du coût de l’électricité. Notre objectif : mettre en place une installation frigorifique de 275 kW de froid négatif pour maintenir quatre chambres de stockage à -22 °C, représentant un volume de 25 000 m3 pour une capacité de 3 650 palettes. » Le cabinet Enthalys a accompagné Sicoly pour définir ses besoins, le choix technologique et le dimensionnement des installations. L’entreprise a retenu « Booster CO2 transcritique », une technologie innovante « qui utilise exclusivement du CO2, dont l’effet de serre est proche de zéro. Nous avons aussi mis en place des solutions pour optimiser la consommation énergétique : récupération de chaleur et système d’accumulation de froid la nuit. » D’un coût total de 478 000 euros, cette installation, reproductible dans l’industrie agroalimentaire, est l’un des deux projets utilisant le système « Booster CO2 transcritique », lauréats de l’appel à projets Efficacité énergétique & énergies renouvelables en procédés et utilités, lancé par l’ADEME Rhône-Alpes. /