le magazine
  n° 54  -  avril 2012

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Environnement

Un label au galop !

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Où ?

En Basse-Normandie, puis dans la France entière et, pourquoi pas, en Europe.

Qui ?

Le Conseil des chevaux de Basse-Normandie, la Région Basse-Normandie, le Fonds Éperon, le Fonds européen Leader, l’ADEME.

Pourquoi ?

Accompagner les professionnels afin d’améliorer l’impact environnemental de la filière équine.

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154 928 €
C’est le montant de l’aide accordée par l’ADEME et la Région à ce projet, soit 50 % de son coût total.

Améliorer les qualités environnementales de la filière équine, tel est l’objectif du label EquuRES, soutenu par l’ADEME. Il est développé d’abord en Basse-Normandie, avant d’être déployé au niveau national, et ce n’est pas un hasard. « Du petit poney club au haras de prestige, tous les professionnels du secteur sont représentés dans cette région, rappelle Maxime Moncamp, ingénieur Agriculture à la direction régionale Basse-Normandie de l’ADEME. De plus, la filière équine est un secteur économique très important. Ici, elle représente 12 612 emplois, 93 558 chevaux, 5 588 entreprises et 156 771 ha valorisés. » L’expertise de l’Agence a permis de mettre en place une véritable démarche globale de développement durable. Le label repose ainsi sur la création d’une base de données réalisée à partir de trois diagnostics – analyse du cycle de vie (ACV), diagnostic énergétique et étude de milieu – effectués dans les neuf écuries pilotes. « Les résultats de ces diagnostics, complétés par la réglementation actuelle, serviront à définir un référentiel environnemental adapté à la filière. Afin d’intégrer une démarche d’amélioration continue, un outil d’évaluation et de suivi proposera par ailleurs des solutions réalisables dans le contexte technico-économique de l’entreprise. » En 2014, les Jeux équestres mondiaux, organisés dans la région, seront l’occasion de diffuser le label. /


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Mobilité durable

Une affaire qui roule à Montbéliard

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Où ?

Dans la commune de Montbéliard.

Qui ?

Le Pays de Montbéliard Agglomération, la Ville de Montbéliard, l’ADEME et Toowup, spécialiste de l’autopartage.

Pourquoi ?

Faciliter les parcours intra-agglomération grâce à une offre de transport complémentaire aux transports publics, pratique, peu coûteuse et durable.

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35 K€
ont été accordés par l’ADEME à ce projet, estimé à 383 K€.

Quand elle s’engage dans la mobilité durable, l’agglomération du Pays de Montbéliard ne fait décidément pas les choses à moitié. Sa carte prépayée « Ah ! La carte », mise en place pour encourager la mobilité urbaine verte, permet aux abonnés d’accéder aussi bien à des bus qu’à des vélos électriques ou des voitures, elles aussi électriques, disponibles en autopartage. « Cette offre innovante complète efficacement le réseau de transport public déjà existant, estime Muriel Jeanneret, chargée de mission Approche territoriale à la direction régionale Franche-Comté de l’ADEME. Aussi souple que durable, l’initiative est également pédagogique pour l’utilisateur, qui ne paie que le temps de parcours effectué avec un tarif différencié par mode. » Le projet a, de plus, permis de valoriser l’emploi et le savoir-faire du constructeur local FAM, qui a mis au point et produit les véhicules électriques proposés. Lancée en septembre, cette offre multimodale, soutenue par l’ADEME, est déjà plébiscitée par plus de mille abonnés, qui y ont recours lors de petits parcours intra-agglomération. /


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Innovation

Bonduelle a tout bon

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Où ?

Dans trois usines de transformation des légumes de Bonduelle.

Qui ?

Bonduelle, EDF, le centre de recherche de l’École des mines de Paris et l’ADEME.

Pourquoi ?

Développer des solutions innovantes pour réduire la consommation énergétique des sites industriels.

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60 %
de l’énergie consommée par ces sites pourraient être économisés grâce à des solutions innovantes.

Le projet « Usine sobre » de Bonduelle, développé par EDF et le centre de recherche de l’École des mines de Paris, avec le soutien de l’ADEME, vise à optimiser l’utilisation de l’énergie dans trois filières de transformation de légumes. Il se base sur la méthode de l’analyse énergétique et exergétique des procédés (AEEP), qui permet de déterminer l’énergie minimale requise pour la transformation du produit. « Cette méthode a été testée sur trois sites de Bonduelle, rappelle Pierre Kerdoncuff, ingénieur au service Entreprises et Éco-Technologies de l’ADEME. Elle a permis tout d’abord d’identifier des solutions matures qui permettent des économies d’énergie de 20 à 30 %. » Par ailleurs, ce programme a donné naissance à deux projets innovants : l’optimisation d’un blancheur-refroidisseur financé dans le cadre du programme Total-ADEME sur l’efficacité énergétique en industrie, et l’optimisation d’un stérilisateur subventionné via l’appel à projets Apepi* de l’ADEME. Sur leur périmètre, chacun de ces projets permettrait d’atteindre plus de 60 % d’économies d’énergie. Ces initiatives sont d’autant plus intéressantes que « le secteur de la transformation des légumes n’a pas connu d’évolution marquante depuis des décennies ; il y a donc un gisement important d’économies d’énergie à réaliser », souligne Pierre Kerdoncuff.  /

* Amélioration de la performance énergétique des procédés et utilités industriels.