le magazine
  n° 50  -  novembre 2011

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Énergies

Bordeaux prête à faire feu de tout bois

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Où ?

Dans l’éco-quartier de Ginko, à Bordeaux.

Qui ?

La Ville de Bordeaux, la CUB, l’aménageur de la ZAC, Bouygues Immobilier et le maître d’ouvrage, Cofely.

Pourquoi ?

Fournir aux logements, commerces et équipements de l’éco-quartier une énergie issue à 100 % de la biomasse.

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1,7 M €
a été accordé à ce projet par l’ADEME, soit 43 % de son coût total.

Résolument engagée dans une démarche d’optimisation énergétique, la commune de Bordeaux équipe l’éco-quartier des Berges du Lac d’une chaufferie biomasse. Ce projet desservira 2 000 logements, des commerces, des bureaux, mais aussi des écoles et des équipements sportifs. « Le projet développé par Cofely utilisera du bois produit dans la région ainsi qu’un combustible d’appoint liquide également issu de la biomasse, note Monique Allaux,chargée de mission Bois, énergie et géothermie à l’ADEME. La totalité de ce réseau de chaleur fonctionnera donc avec de l’énergie renouvelable. » Couplée à une boucle d’eau capable de produire à la demande du chaud et du froid au moyen de pompes à chaleur pour les commerces et services, cette solution permettra d’éviter le rejet de 3 500 tonnes de CO2. « Surtout, poursuit Monique Allaux, cette réalisation démontre qu'il est possible de développer un réseau de chaleur pour de nouveaux bâtiments, en intégrant ce projet dès la conception du quartier et en imaginant des solutions techniques originales pour s'adapter à des consommations d'énergie plus faibles. » D’un coût total de 4 341 000 euros, la chaudière et son réseau ont été pris en charge par l’ADEME à hauteur de 1 700 000 euros. Le conseil régional d’Aquitaine et le Feder* accompagnent, eux, la mise en place de la boucle d’eau (estimée à 2 025 000 euros), chacun fournissant 264 802 euros. /

*Fonds européen de développement régional


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Recyclage

Coderes valorise les résidus « ultimes »

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Où ?

À Gonfreville-l’Orcher, à proximité du Havre et de l’usine Lafarge Ciments.

Qui ?

La société Coderes, fruit
du rapprochement du cimentier Lafarge,
de l’Écocentre de valorisation et de stockage Étarès et de l’entreprise de collecte et de traitement des déchets Ikos Environnement.

Pourquoi ?

Valoriser les déchets industriels dits « banals » en énergie.

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555 000 €
ont été accordés à ce projet par l’ADEME

Le cimentier Lafarge et Étarès et Ikos Environnement, deux spécialistes du traitement des déchets de la zone industrialo- portuaire du Havre, se sont rapprochés afin de créer la société Coderes. Ils sont animés par une même ambition: transformer des déchets industriels dits « banals » (DIB) en énergie. La nouvelle plateforme de Coderes devrait ainsi traiter 60 000 tonnes de déchets par an afin de fournir 40 000 tonnes de combustibles de haute qualité à l’usine havraise de Lafarge Ciments. Le processus est complexe car il s’agit de produire à partir d’un mélange hétérogène et fluctuant un combustible répondant à des spécifications techniques très précises et stables: granulométrie, PCI minimum, humidité, absence de chlore, teneur limitée en fractions lourdes, abrasives, fibres… « L’idée est d’autant plus intéressante que les déchets concernés faisaient jusqu’alors partie des résidus ultimes voués à l’enfouissement, rappelle Bernard Ameil, directeur régional adjoint de l’ADEME Haute-Normandie. Le bénéfice de l’opération est double: il s’agit de tirer profit du pouvoir calorifique en partie renouvelable de ces produits (5 000 kWh/t, dont 40 % de biomasse, soit une économie de 20000 tep, et réduction de CO2 fossile de 25 000 t/an), et de réduire la tension sur les centres d’enfouissement en voie de saturation. » À l’heure des derniers réglages, la solution s’avère concluante; c’est pourquoi l’ADEME et la Région Haute-Normandie ont choisi d’accorder une subvention de 555 000 euros à ce projet, nécessitant un investissement global de 3 700 000 euros. /


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International

Jumelage franco-marocain

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Où ?

Au Maroc.

Qui ?

L’agence marocaine pour le développement des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique (Aderee).

Pourquoi ?

Accompagner le développement
de cette agence en partageant
avec elle l’expertise de l’ADEME.

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1,3 M €
C’est le budget attribué au jumelage sur une durée de vingt-quatre mois. Il représente 658 jours ouvrés d’expertise sur place.

Soucieux d’optimiser sa politique énergétique, le Maroc a récemment créé l’Aderee, qui succède au Centre de développement des énergies renouvelables. Le ministère marocain de l’Eau et de l’Environnement a sollicité pour l’occasion l’Union européenne afin de bénéficier de son expertise en la matière. « Au terme d’un appel d’offres, la France (ministère français de l’Écologie/ADEME) accompagnée par l’Allemagne (ministère allemand de l’Économie et de la Technologie/GiZ) comme partenaire junior ont été retenues pour mettre en place l’appui institutionnel et technique qui permettra de renforcer le fonctionnement et l’organisation de l’Aderee », précise Thierry Méraud, chef du projet à l’ADEME. Ce jumelage témoigne d’une collaboration fructueuse depuis plus de vingt ans entre l’ADEME et le Maroc. « Concrètement, pendant vingt-quatre mois, un conseiller permanent à Rabat, un chef de projet et une soixantaine d’experts court terme, représentant 658 jours ouvrés sur place, œuvreront avec le personnel de l’Aderee pour faciliter la mise en place d’actions et de formations pertinentes adaptées au contexte marocain. » Cet accompagnement portera plus particulièrement « sur cinq volets, poursuit Bernard Cornut, conseiller résident, incluant le bâtiment (avec un focus sur le logement social), ses équipements, la moyenne industrie et le gros tertiaire, les actions territoriales (transport, urbanisme environnemental, etc.) et transversales (outils de politiques publiques, formation, information et communication). Des sujets d’autant plus stratégiques que ce pays, en plein développement urbain, importe 97 % de l’énergie qu’il utilise ». /

www.ademe.fr/presse - communiqué du 22 avril 2010