L'accès à l'énergie
en Afrique
LE CONTEXTE /
1,6 Md
Plus d’1,6 milliard de personnes dans le monde n’ont pas accès à l’électricité, dont la grande majorité en Afrique subsaharienne. Ces populations pauvres paient une énergie chère, peu efficace et peu durable, et figurent, pour beaucoup, parmi les plus vulnérables au changement climatique.
L’ESSENTIEL /
L’ADEME contribue à favoriser l’accès à l’énergie en Afrique en participant à la mise en œuvre de l’Initiative Climat Paris-Nairobi – Des énergies propres pour l’Afrique, lancée fin 2010 par la France et le Kenya.
LES ENJEUX /
Parvenir à l’accès universel à des services énergétiques modernes, abordables, sûrs et propres d’ici à 2030, en mettant en œuvre des moyens compatibles avec l’objectif de long terme de limitation du changement climatique.
Hélène Sabathié-Akonor / chargée de mission International à l’ADEME
L’ADEME intervient depuis longtemps en Afrique subsaharienne.
Quelle forme prend cet engagement ?
H. S.-A. : Notre action vise à soutenir le développement de systèmes énergétiques pérennes, mobilisant autant que possible des énergies renouvelables, souvent les seules disponibles localement, et permettant la création d’activités génératrices de revenus : artisanat, agriculture, etc. L’efficacité énergétique et la problématique climat sont également des thèmes sur lesquels nous intervenons. Nous apportons un accompagnement – depuis les études préalables jusqu’à l’évaluation des résultats, en passant par la formation des acteurs – à des opérations pilotes, potentiellement reproductibles à grande échelle. Ces projets, menés en partenariat avec d’autres acteurs (entreprises, ONG, consultants spécialisés…), peuvent concerner l’appui au développement de sociétés locales d’installation et de maintenance d’équipements photovoltaïques en milieu rural (Mali, Maroc, Afrique du Sud), la mise en place de formations d’électriciens solaires (Bénin), la conception et la fabrication locale de petites éoliennes pour le pompage et l’irrigation (Sénégal), l’accompagnement des négociateurs africains francophones dans les discussions internationales sur le climat, l’organisation d’ateliers sur l’efficacité énergétique (au sein de la Cedeao, la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest, ou de l’UEMOA, l’Union économique et monétaire ouest-africaine)…
Dans quel cadre sont organisées ces actions ?
H. S.-A. : Certaines le sont dans un cadre bilatéral, d’État à État (avec le Burkina Faso, le Mali, le Sénégal, l’Afrique du Sud…). D’autres relèvent de coopérations mises en place à l’échelle régionale avec la Cedeao et l’UEMOA. L’ADEME est par ailleurs membre de réseaux, le Club des agences de l’électrification rurale (Club-ER), par exemple, qui rassemble 22 pays. Beaucoup d’initiatives s’inscrivent dans des programmes de l’Union européenne, qui a développé un partenariat de coopération avec l’Union africaine, et mis en place en 2005 un instrument de cofinancement destiné à soutenir des projets liés à l’énergie dans les pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP) : la Facilité Énergie. L’ADEME participe ainsi à plusieurs des 65 projets sélectionnés fin 2010, à l’issue du 2e appel à propositions qui mobilise près de 100 millions d’euros de l’UE.
« Nous soutenons le développement de systèmes énergétiques pérennes, mobilisant des énergies renouvelables. »Quel rôle joue exactement l’ADEME dans l’Initiative Climat Paris-Nairobi ?
H. S.-A. : Après avoir concouru à son élaboration, nous contribuons activement à la mise en œuvre de cette initiative portée par le ministère français de l’Écologie, du Développement durable, des Transports et du Logement, et le Premier ministre du Kenya, Raila Odinga. La conférence de lancement de l’Initiative a rassemblé à Paris, le 21 avril 2011, les représentants d’une trentaine de pays africains. Les principaux axes d’intervention de l’ADEME demeurent le renforcement des politiques et des capacités nécessaires à leur mise en œuvre, l’accompagnement de projets sur les thèmes de l’accès à l’énergie, de l’efficacité énergétique, des changements climatiques. Cet accompagnement doit aussi permettre aux porteurs de projets d’accéder plus facilement aux mécanismes financiers de Kyoto et de Copenhague (Fonds climat, mécanismes de développement propre…), et aux programmes Facilité Énergie de l’Union européenne. /
www.developpement-durable.gouv.fr/paris-nairobi
Le livre blanc de l’Initiative Climat Paris-Nairobi à télécharger.
Nouvel étiquetage
pour la qualité de l'air intérieur
Nous passons en moyenne 70 à 90 % de notre temps dans des espaces clos, qui contiennent pourtant de nombreux produits exposant à des substances irritantes, allergisantes, voire cancérogènes. Le 17 mai 2011, un décret a rendu obligatoire l’étiquetage des produits de construction et de décoration à partir du 1er janvier 2012. Afin d’améliorer la qualité de l’air intérieur, cette étiquette indiquera le niveau d’émission de polluants volatils des produits, par une note allant de A+ (très faibles émissions) à C (fortes émissions). Elle permettra aux consommateurs de choisir des produits et des équipements de meilleure qualité en matière de santé environnementale. /
La SERD se prépare
pour sa 3e édition
Avec plus de 1 900 actions sur tout le territoire, l’édition 2010 de la Semaine européenne de la réduction des déchets (SERD) a rencontré un véritable succès ! Rendez-vous dès à présent sur le site www.reduisonsnosdechets.fr pour retrouver quelques exemples d’animations et de témoignages vidéos. Préparez-vous à participer à la troisième édition qui aura lieu du 19 au 27 novembre 2011. Cette année, des actions communes spécifiques portant sur les thématiques de la réduction de la consommation de papier, la lutte contre le gaspillage alimentaire, la réparation et la réduction des emballages seront proposées aux porteurs de projets. Les inscriptions seront ouvertes du 1er septembre au 4 novembre 2011. /
950 000
emplois dénombrés à ce jour dans le secteur
de l’économie verte.
440 Mds€
C’est l’investissement dans l’économie verte prévu d'ici à 2020, notamment dans les secteurs du logement, des transports, des énergies renouvelables et de l’agriculture.


















